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Kiné, ostéo, chiropracteur en libéral : micro-BNC ou déclaration contrôlée, franchise et exonération de TVA. Le guide fiscal à jour 2026.

Kinésithérapeute, ostéopathe, chiropracteur : statut fiscal et TVA


Vous êtes masseur-kinésithérapeute, ostéopathe ou chiropracteur et vous exercez en libéral. Entre le choix du régime d’imposition, les obligations comptables et la fameuse question de la TVA, il est facile de s’y perdre. Ce guide fait le point, de façon claire et à jour, sur les règles qui s’appliquent réellement à votre activité en 2026.

Le métier de praticien du mouvement et des soins manuels a beaucoup évolué. Les modes d’exercice se sont diversifiés, les flux financiers se sont complexifiés avec le tiers payant et les remplacements, et la réglementation fiscale a connu plusieurs ajustements ces dernières années. Résultat, beaucoup de professionnels appliquent encore des règles qui ne sont plus d’actualité, en particulier sur les seuils et sur la TVA. Notre objectif ici n’est pas de remplacer un conseil personnalisé, mais de vous donner une vision d’ensemble fiable pour dialoguer en confiance avec votre expert-comptable spécialisé kinés, ostéos et chiropracteurs.

83 600 €
Seuil du micro-BNC 2026
34 %
Abattement forfaitaire micro-BNC
0 %
TVA sur les soins thérapeutiques

Comprendre votre cadre fiscal : le régime des bénéfices non commerciaux

Lorsque vous exercez en libéral, vos revenus relèvent de la catégorie des bénéfices non commerciaux, ce que l’on désigne par le sigle BNC. C’est le cadre fiscal commun à la quasi-totalité des professions de santé exerçant à titre indépendant. À l’intérieur de cette catégorie, deux régimes coexistent, et le choix entre les deux a des conséquences concrètes sur votre imposition, votre trésorerie et le temps que vous consacrez à votre gestion.

Le premier régime est le micro-BNC, aussi appelé régime déclaratif spécial. Il s’adresse aux praticiens dont les recettes annuelles restent sous un certain plafond. Le second est la déclaration contrôlée, c’est-à-dire le régime réel, qui devient obligatoire au-delà de ce plafond mais que l’on peut aussi choisir volontairement.

Le micro-BNC : simplicité, mais un calcul forfaitaire des charges

Pour 2026, le seuil du micro-BNC a été relevé à 83 600 euros de recettes hors taxes. Cette revalorisation résulte de la loi de finances pour 2026, publiée au Journal officiel le 20 février 2026. Le plafond précédent, qui s’élevait à 77 700 euros, s’appliquait à la période 2023 à 2025. Le nouveau montant vaut pour les revenus de 2026, 2027 et 2028.

Concrètement, vous pouvez bénéficier du micro-BNC au titre de 2026 si vos recettes de 2025 ou celles de 2024 n’ont pas dépassé 83 600 euros. Ce mécanisme de double référence est important : le dépassement d’une seule année ne vous fait pas perdre immédiatement le régime, ce qui apporte une certaine souplesse aux praticiens dont l’activité progresse.

Dans ce régime, vous ne déduisez pas vos charges réelles. L’administration applique un abattement forfaitaire de 34 pour cent, avec un minimum de 305 euros, censé représenter l’ensemble de vos frais professionnels. Autrement dit, vous êtes imposé sur 66 pour cent de vos recettes encaissées. Ce forfait est avantageux si vos charges réelles sont faibles, par exemple pour un praticien qui exerce dans un cabinet partagé avec peu de matériel. Il devient pénalisant dès que vos dépenses dépassent ce taux, ce qui est fréquent quand on investit dans une table, un local, des équipements ou que l’on supporte des charges de structure importantes.

Côté obligations, le micro-BNC est volontairement léger. Vous devez tenir un registre détaillant vos recettes encaissées au jour le jour, mais vous n’êtes pas tenu d’établir une déclaration de résultat complète. Cette simplicité a un revers : elle ne reflète pas la rentabilité réelle de votre cabinet et ne permet aucune optimisation par les charges.

La déclaration contrôlée : le régime réel des charges déductibles

La déclaration contrôlée est le régime réel d’imposition des BNC. Elle s’impose dès que vos recettes franchissent durablement le seuil du micro, mais de nombreux praticiens la choisissent volontairement bien avant, parce qu’elle permet de déduire les charges pour leur montant réel.

Dans ce cadre, votre bénéfice imposable correspond à la différence entre vos recettes encaissées et vos dépenses professionnelles réellement payées. Vous pouvez ainsi déduire le loyer de votre cabinet, les charges de copropriété, les honoraires de rétrocession versés à un remplaçant, vos cotisations sociales obligatoires, vos frais de déplacement, vos assurances, votre matériel, vos frais de formation continue, vos frais de télétransmission et l’amortissement de vos équipements lourds. Pour un praticien qui a investi dans un local ou dans du matériel coûteux, l’écart avec le micro-BNC peut être très significatif.

Ce régime suppose une comptabilité plus rigoureuse. Vous devez tenir un livre-journal qui retrace au jour le jour vos recettes et vos dépenses, ainsi qu’un registre des immobilisations et des amortissements pour vos biens durables. Ces obligations découlent de l’article 99 du Code général des impôts. Chaque année, vous déposez la déclaration n° 2035, accompagnée de ses annexes, qui détaille la formation de votre résultat. C’est précisément le travail sur lequel un cabinet d’expertise comptable apporte le plus de valeur, en sécurisant la déclaration et en identifiant les charges parfois oubliées.

Micro-BNC ou réel : comment trancher

Il n’existe pas de réponse unique, car le bon régime dépend de la structure de vos charges. La règle pratique tient en une question : vos dépenses professionnelles réelles représentent-elles plus ou moins de 34 pour cent de vos recettes ? Si elles dépassent ce seuil, la déclaration contrôlée vous fera généralement payer moins d’impôt. Si elles restent en dessous, le micro-BNC peut être à la fois plus simple et plus avantageux.

CritèreMicro-BNCDéclaration contrôlée (réel)
Seuil de recettes 2026Jusqu’à 83 600 € HTSans limite (obligatoire au-delà du seuil)
ChargesAbattement forfaitaire de 34 %Déduites pour leur montant réel
ComptabilitéRegistre des recettes uniquementLivre-journal, immobilisations, déclaration 2035
Amortissement du matérielImpossiblePossible
Idéal pourRemplaçant, cabinet partagé, peu de chargesLocal, matériel, charges > 34 % des recettes
Comparatif micro-BNC / déclaration contrôlée pour un praticien libéral en 2026.

D’autres éléments entrent en ligne de compte. Un praticien qui débute et investit dans son installation aura souvent intérêt au réel dès la première année, car les charges de démarrage et les amortissements pèsent lourd. À l’inverse, un remplaçant sans local ni matériel peut trouver dans le micro-BNC une vraie simplicité administrative. C’est un arbitrage qui se réévalue régulièrement, et non une décision figée pour toute la carrière.

La TVA des soins : le principe d’exonération

C’est sans doute le point qui suscite le plus de questions, et aussi le plus d’idées reçues. La bonne nouvelle, pour l’essentiel de votre activité, est claire : les soins dispensés aux patients sont en principe exonérés de TVA.

À retenir. Tant que vous facturez des actes de soins à la personne dans le cadre de votre exercice réglementé, vous ne facturez pas de TVA et vous n’avez pas de déclaration de TVA à déposer. L’exonération repose sur le 1° du 4 de l’article 261 du Code général des impôts.

Cette exonération couvre les soins dispensés par les membres des professions paramédicales réglementées. Le masseur-kinésithérapeute en bénéficie en tant qu’auxiliaire médical inscrit, dont la profession est définie par l’article L. 4321-1 du Code de la santé publique.

Un point mérite d’être souligné car il est souvent mal compris : la prescription médicale n’est pas, en elle-même, une condition de l’exonération. La doctrine fiscale précise que l’existence d’une ordonnance est seulement un élément de nature à démontrer la finalité thérapeutique de l’acte. C’est cette finalité, prévenir, diagnostiquer ou soigner, qui justifie l’exonération, conformément à une jurisprudence européenne constante.

Le cas particulier de l’ostéopathie et de la chiropraxie

La situation des ostéopathes et des chiropracteurs appelle des précisions, car elle a longtemps été incertaine et reste parfois mal interprétée. La doctrine fiscale en vigueur est aujourd’hui plus lisible qu’auparavant.

Les soins dispensés par les praticiens autorisés à faire légalement usage du titre d’ostéopathe sont exonérés de TVA. Les conditions d’usage de ce titre sont fixées par le décret n° 2007-435 du 25 mars 2007. Les soins des chiropracteurs régulièrement titrés sont eux aussi exonérés, sur le fondement du même article 261 du Code général des impôts, les conditions d’usage du titre étant fixées par le décret n° 2011-32 du 7 janvier 2011.

Un élément technique doit retenir votre attention pour la chiropraxie : l’exonération n’est acquise qu’à compter de l’enregistrement du titre, y compris lorsqu’il s’agit d’une autorisation provisoire. Si cette autorisation provisoire n’était finalement pas confirmée, les actes redeviendraient taxables pour l’avenir. Mieux vaut donc s’assurer de la régularité de son enregistrement.

Il faut aussi distinguer deux questions que l’on confond souvent. Sur le plan de la TVA, ce qui compte est l’autorisation légale d’user du titre, et non le diplôme de santé sous-jacent. Un ostéopathe dit exclusif, qui n’est ni kinésithérapeute ni médecin mais qui est régulièrement autorisé à porter le titre, bénéficie de l’exonération pour ses actes à finalité thérapeutique au même titre qu’un kinésithérapeute également ostéopathe. La distinction entre praticien exclusif et professionnel de santé par ailleurs ostéopathe joue en revanche un rôle déterminant sur le plan social, pour le rattachement à la caisse de retraite, comme nous le verrons plus loin.

Une réserve importante demeure néanmoins. Seules les prestations ayant une finalité thérapeutique sont exonérées. Une prestation qui relèverait du pur confort ou du bien-être, sans visée de soin, ne bénéficierait pas de l’exonération et serait en principe soumise à la TVA. La frontière peut être délicate à tracer en pratique, et c’est précisément sur ce type de zone grise qu’un accompagnement comptable prend tout son sens.

Quand la TVA peut malgré tout s’inviter : la franchise en base

Si vous développez une activité accessoire qui ne relève pas du soin, par exemple la vente de produits, l’animation d’ateliers sans visée thérapeutique ou certaines prestations de bien-être, ces recettes peuvent devenir taxables. C’est là qu’intervient un dispositif utile, la franchise en base de TVA, qui dispense de facturer la taxe en dessous de certains seuils.

Seuils 2026 de la franchise en base (prestations de services) : 37 500 € de chiffre d’affaires pour l’année civile précédente et 41 250 € pour l’année en cours. Le franchissement du seuil majoré met fin à la franchise dès la date du dépassement.

Une précision s’impose ici pour couper court à une confusion très répandue. La loi de finances pour 2025 avait envisagé un seuil unique de franchise abaissé à 25 000 euros, mesure qui a beaucoup inquiété les professionnels. Cette réforme n’est jamais entrée en vigueur : suspendue, puis définitivement abandonnée par une loi promulguée le 3 novembre 2025. Le seuil unique à 25 000 euros n’existe donc pas en 2026, et ce sont bien les seuils traditionnels qui s’appliquent. Si vous avez lu le contraire quelque part, l’information est périmée.

Cumuler une activité salariée et une activité libérale

Beaucoup de praticiens combinent un poste salarié, par exemple en établissement de santé, avec une activité libérale en cabinet. Ce cumul est parfaitement possible, mais il faut comprendre comment chacun de ces revenus est imposé.

Le principe est celui de l’imposition par catégorie. Votre rémunération salariée est imposée dans la catégorie des traitements et salaires, avec l’abattement de 10 pour cent ou la déduction de vos frais réels. Vos revenus libéraux, eux, sont imposés en BNC, selon le micro ou le réel. Les deux se cumulent ensuite au sein de votre foyer fiscal pour le calcul de l’impôt au barème progressif. Sur le plan social, vous relevez du régime général pour votre salariat et de votre caisse libérale pour votre activité indépendante.

Votre protection sociale : à quelle caisse êtes-vous rattaché

Le rattachement à la bonne caisse de retraite est une question fréquente, surtout pour les ostéopathes. Les masseurs-kinésithérapeutes libéraux relèvent de la CARPIMKO, la caisse des auxiliaires médicaux. Un kinésithérapeute qui pratique également l’ostéopathie reste rattaché à la CARPIMKO au titre de son statut d’auxiliaire médical.

En revanche, un ostéopathe exclusif, qui n’est pas par ailleurs professionnel de santé, relève de la CIPAV. C’est ici que la distinction prend tout son sens sur le plan social. Les chiropracteurs exclusifs relèvent en principe eux aussi de la CIPAV. Depuis le 1er janvier 2023, c’est l’URSSAF qui assure le recouvrement des cotisations de retraite de base, complémentaire et invalidité-décès des professionnels rattachés à la CIPAV.

Faut-il encore adhérer à une association de gestion agréée

La question revient souvent, car l’adhésion à une association de gestion agréée a longtemps présenté un avantage fiscal majeur. Cet avantage a disparu, et il est important de le savoir pour ne pas raisonner sur des bases dépassées.

La majoration de 25 pour cent du bénéfice imposable, qui frappait les professionnels non adhérents, a été supprimée progressivement puis totalement à compter de l’imposition des revenus de 2023. Par ailleurs, la réduction d’impôt pour frais de tenue de comptabilité et d’adhésion, réservée aux petits BNC, a été supprimée pour les revenus de 2025 et suivants. En 2026, ni l’un ni l’autre de ces avantages n’existe plus.

L’intérêt d’un accompagnement, qu’il s’agisse d’une association de gestion ou d’un expert-comptable, n’est donc plus fiscal au sens de ces dispositifs. Il est devenu pratique et sécuritaire : fiabilité de la déclaration, prévention des erreurs et des risques de contrôle, pilotage de la rentabilité du cabinet et conseil dans les choix d’investissement. C’est sur ce terrain que se joue désormais la valeur réelle de l’accompagnement.

Les autres obligations à ne pas négliger

Au-delà du choix du régime, quelques obligations rythment la vie du cabinet. La cotisation foncière des entreprises, due chaque année par les professionnels libéraux, bénéficie d’une exonération totale la première année d’activité et d’une base réduite de moitié la deuxième année. La déclaration n° 2035, pour les praticiens au réel, se dépose au printemps par voie dématérialisée. Enfin, la tenue régulière de votre comptabilité, loin d’être une simple contrainte, est l’outil qui vous permet de connaître votre rentabilité réelle et d’anticiper votre imposition plutôt que de la subir.

Un exemple chiffré pour comparer les deux régimes

Rien ne vaut un cas concret pour saisir l’enjeu. Prenons un praticien dont les recettes annuelles s’élèvent à 70 000 euros, donc en dessous du plafond du micro-BNC. Au micro-BNC, l’abattement forfaitaire de 34 pour cent ramène la base imposable à 66 pour cent des recettes, soit 46 200 euros. C’est sur ce montant que seront calculés l’impôt sur le revenu et une partie des prélèvements.

Imaginons maintenant que ce même praticien supporte des charges réelles représentant 45 pour cent de ses recettes, soit 31 500 euros, parce qu’il loue un local, emploie un secrétariat partagé et amortit du matériel. À la déclaration contrôlée, son bénéfice imposable tombe à 38 500 euros, soit près de 7 700 euros de base en moins qu’au micro-BNC. L’écart d’imposition qui en découle dépend de sa tranche marginale, mais il est loin d’être négligeable. À l’inverse, un remplaçant sans local ni matériel, dont les charges ne dépasseraient pas 20 pour cent des recettes, aurait tout intérêt à rester au micro-BNC. Cet exemple est volontairement simplifié et n’a qu’une valeur illustrative, mais il montre bien que le bon régime se calcule, il ne se devine pas.

Investir dans son cabinet : penser amortissement et financement

Les praticiens qui s’équipent, table de soin, appareils de physiothérapie, aménagement du local ou véhicule professionnel, ont tout intérêt à comprendre le mécanisme de l’amortissement, qui n’existe qu’à la déclaration contrôlée. Un bien durable ne se déduit pas en une seule fois l’année de son achat. Son coût est réparti sur sa durée d’utilisation, et chaque exercice supporte une fraction de cette dépense, l’annuité d’amortissement, qui vient diminuer le bénéfice imposable.

Le mode de financement de ces équipements mérite lui aussi une réflexion. Un achat comptant ou financé par un emprunt classique fait entrer le bien dans votre patrimoine professionnel et ouvre droit à l’amortissement, les intérêts d’emprunt étant par ailleurs déductibles. Le crédit-bail, ou location avec option d’achat, suit une autre logique : vous versez des loyers déductibles pendant la durée du contrat, puis vous pouvez lever l’option pour devenir propriétaire. Chaque formule a ses effets sur la trésorerie, sur le résultat et sur le bilan. Le choix n’est pas qu’une question de taux, et il gagne à être étudié au cas par cas avec un professionnel du chiffre.

Remplacements et rétrocessions : un point souvent négligé

Le remplacement est une réalité courante de la profession, et il a des conséquences comptables précises qu’il vaut mieux anticiper. Lorsque vous êtes remplacé, le remplaçant encaisse en général les honoraires des actes qu’il réalise, puis vous reverse une rétrocession, ou inversement selon l’organisation retenue. Ces flux doivent être correctement enregistrés, car ils n’ont pas la même nature selon le sens dans lequel ils circulent.

Pour le titulaire qui perçoit une rétrocession d’honoraires, celle-ci constitue une recette. Pour celui qui la verse, elle constitue une charge déductible à la déclaration contrôlée. Une comptabilisation rigoureuse de ces mouvements évite à la fois la double imposition et les erreurs de déclaration. C’est un sujet typiquement technique où un suivi comptable soigné protège les deux praticiens concernés.

En résumé

Le choix entre micro-BNC et déclaration contrôlée dépend avant tout du poids de vos charges réelles par rapport au forfait de 34 pour cent. La TVA, pour sa part, n’est en principe pas un sujet sur vos actes de soins, qui sont exonérés, à condition de rester vigilant sur les prestations sans finalité thérapeutique. Quant aux anciens avantages liés aux associations de gestion, ils appartiennent désormais au passé. Ce paysage évolue régulièrement, et chaque situation a ses particularités. Un échange avec un cabinet spécialisé dans les professions de santé permet de transformer ces règles générales en décisions adaptées à votre activité.

Questions fréquentes

Quel est le seuil du micro-BNC en 2026 pour un kinésithérapeute ?

Le seuil du micro-BNC est relevé à 83 600 euros de recettes hors taxes pour 2026, 2027 et 2028 (loi de finances 2026). Vous en bénéficiez en 2026 si vos recettes de 2024 ou de 2025 n’ont pas dépassé ce plafond.

Un kinésithérapeute, ostéopathe ou chiropracteur doit-il facturer la TVA ?

Non. Les soins à finalité thérapeutique dispensés par ces praticiens réglementés sont exonérés de TVA (article 261, 4-1° du CGI). Seules les prestations de confort ou de bien-être sans visée de soin peuvent devenir taxables.

Micro-BNC ou déclaration contrôlée : comment choisir ?

Comparez vos charges réelles au forfait de 34 %. Si vos dépenses professionnelles dépassent 34 % de vos recettes, la déclaration contrôlée est généralement plus avantageuse. En dessous, le micro-BNC est plus simple et souvent plus intéressant.

Le seuil unique de franchise de TVA à 25 000 euros s’applique-t-il en 2026 ?

Non. Ce projet a été suspendu puis définitivement abandonné par une loi promulguée le 3 novembre 2025. En 2026, ce sont les seuils traditionnels qui s’appliquent : 37 500 euros (année précédente) et 41 250 euros (année en cours) pour les prestations de services.

À quelle caisse de retraite un ostéopathe est-il rattaché ?

Un kinésithérapeute qui pratique aussi l’ostéopathie reste à la CARPIMKO. Un ostéopathe exclusif, non professionnel de santé par ailleurs, relève de la CIPAV. Depuis le 1er janvier 2023, l’URSSAF recouvre les cotisations des professionnels rattachés à la CIPAV.

Besoin d’un accompagnement adapté à votre cabinet ?

Cabinet Impact accompagne les kinésithérapeutes, ostéopathes et chiropracteurs dans le choix de leur régime fiscal, la gestion de leur TVA et l’optimisation de leur rentabilité.

Échanger avec un expert-comptable spécialisé santé

Cet article a une vocation d’information générale et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les règles fiscales évoluent et leur application dépend de votre situation propre. Pour toute décision, nous vous recommandons de vous rapprocher de votre expert-comptable.

Sources

Sources officielles consultées et vérifiées en juin 2026 :

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